Le quartier chinois de Saigon s'apelle Cholon: on prononce Tieu-Leune et cela signifie grand marché. Il s'agit d'une vraie ville dans la ville, c'est aussi le grenier à riz de Saigon. A l'époque coloniale, il s'agissait aussi du 'quartier chaud' de Saigon car l'on y trouvait beaucoup de fumeries d'opium, bordels, maisons closes et tripots. Le quartier a été fondé par des Chinois venus s'installer au Vietnam et se sont naturellement regroupés entre eux, en sorte de congrégations ou corporations. Les différentes ethnies chinoises présentes se répartissent les différents commerces qui sont restés prospères depuis, malgré le 'ménage' du gouvernement vietnamien en 75.
Outre la vie grouillante et trépidante de la plupart des villes asiatiques, on trouve à Cholon quelques bizarreries amusantes à aller voir: le plus particulier reste sans doute une rue entière dédiée à des boutiques de pharmacopée. Tout plein de choses bonnes pour la santé mais qui font parfois un peu peur à voir. Plein de bestioles séchées ou conservées dans des bocaux dans l'alcool, des dizaines de variétés de champignons, du plus petit au plus énormes de la taille de souches d'arbres...
Plusieurs pagodes tiennent encore bien la route et sont réparties le long de ce quartier, selon les groupes de chinois qui en ont financé la construction. On trouve aussi l'un des plus grands marchés de Saigon.


Mardi 13 mars 2007
par Fophie!
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Voilà 2 jours que j'ai mis les pieds à Saigon après 14 heures de vol avec une escale à Bangkok. A l'arrivée, un comité d'accueil solide m'attend, que j'ai eu du mal à trouver parmi toutes ces têtes asiatiques. Un grand "youhou!!!!" m'a permis de les localiser assez facilement...
Heureusement mes colocataires ne me mettent pas d'emblée les fesses sur une moto, car je crois que j'aurais eu une crise cardiaque avec la circulation de Saigon... Nous sommes allés à la chambre que nous louons dans une pension en taxi, tout simplement.
Ici la circulation est donc très dense (et encore, c'est un euphémisme). La priorité va au plus culotté et surtout au plus imposant. Dans l'ordre viennent donc les bus (les camions n'ont pas le droit de
circuler dans la journée), les voitures, les scooters divers et variés, cyclopousses et vélo, et bons derniers: les piétons. Il n'y en a pas beaucoup d'ailleurs: Les Vietamiens ne marchent pas beaucoup. Les rues sont bruyantes et très animées jusqu'à des heures tardives et dès l'aube. Pour s'insérer dans la circulation on klaxonne par petits coups pour prévenir qu'on y va et on n'attend pas que les autres s'arrêtent: sinon on ne passe jamais. Du coup pour les piétons, c'est assez délicat: un pied après l'autre, ne pas se stresser car les scooters se dévient toujours. ça relève quand même de l'exploit à chaque traversée. J'aime autant vous dire que pour apprendre à conduire une mob', il faut faire ça de nuit ou encore mieux en dehors de la ville!!
Les Vietnamiens se protègent beaucoup de la pollution en portant des masques taillés sur le même modèle que les masques chirurgicaux, à ceci près qu'ils sont souvent assortis à la couleur et au motif des vêtements portés. Très très fashion, c'est topissime. Ici, personne ne porte de casque en ville : la vitesse est très réduite, ce qui n'empêche pas les accidents me direz-vous... Porter un casque en ville vous apporte votre lot de commentaires de la part des locaux. Je n'ai aps compris ce qu'ils disaient mais bon, je fais un malheur avec mon casque rose. Certains portent un casque tout de même: un casque de chantier.
Je doute que ce soit très utile lors d'une chute. Les dames roulent souvent avec des gants longs qui remontent jusqu'aux épaules. Pas vraiment pour la protection efficace, mais plutôt pour protéger leur peau des ardeurs du soleil car ici le canon de la beauté se doit d'avoir une peau clair et veloutée.
Je suis bien sûr incapable de me repérer dans toutes ces rues car l'oeil européen doit d'abord s'habituer à détecter les petits détails pour reconnaître un endroit. Un bon sens de l'orientation permet de ne pas trop se perdre car les rues principales de Saigon sont assez quadrillées. Par contre une fois enfoncé dans les toute pitites ruelles, ça peut devenir vite compliqué. Surtout que les gens vous regardent bizarrement en se demandant ce que vous fabriquez ici au lieu d'être dans les lieux touristiques!...
Jeudi 8 mars 2007
par Fophie!
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Le signal du départ est donné, l'avion n'attend plus que Bambou Fophie pour décoller vezrs Saigon le 5 mars.
Samedi 10 février 2007
par Sophie Serbource-Goguel
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