Le travail du Bambou

Notre boulot ici consiste à se rendre sur le terrain pour répondre aux questions des responsables locaux et vérifier la tenue des comptes et le choix des familles parrainées,

En fonction de critères de nombre d'enfants et leur scolarisation, revenus des parents, économie et opportunités de travail de la région... Nous appelons donc le programme pour convenir d'un rendez-vous.

Une journée typique de bambou consiste donc à se lever (très tôt) pour se rendre sur le lieu du programme (très loin) dans un moyen de transport (très bondé). Parfois nous nous levons à 3h du matin pour attraper le minibus qui nous dépose aux premières lueurs du jour. Une fois arrivée, je papote un peu avec le responsable. Le plus souvent, il s'agira d'un religieux -père ou soeur- car l'association, créée par un catholique, s'est appuyée tout naturellement sur ce grand réseau pour trouver ses contacts. On prend des nouvelles, et l'école du coin ça va?... et les autres soeurs de la communauté, ça va?... Et la maison mère, ça va?... Toutes ces conversations anodines à première vue sont autant de sources de renseignements pour comprendre le fonctionnement du programme. On appelle cela 'small talk', ce qui veut bien dire ce que ça veut dire. On examine les papiers (bilans, décaissements, registres de signature des enfants parrainés...) et on remet de l'ordre si besoin. Puis je vais visiter des familles de filleuls pour donner des nouvelles précises aux parrains concernés. Ils sont toujours très contents d'avoir des informations sur la maison, la famille... Des détails auxquels ne pensent pas les filleuls pour qui tout cela est normal, quotidien et donc ne fait pas l'objet de leurs courriers. Nous ne passons qu'une vingtaine de minutes dans chaque famille.

C'est assez frustrant de ne pas créer de vrai contact et à la fois, c'est une obligation car nous ne pouvons pas prendre trop de temps des responsables locaux qui nous accompagnent. Les enfants vietnamiens sont, pour ceux que j'ai vus jusqu'à lors, timides et réservés. Ils ne parlent pas spontanément, seulement si on les interroge directement. Et encore, parfois ils n'osent pas et ce sont leurs parents qui répondent à leur place.

La suite des événements est simple: accepter tout ce qu'on nous donne, tant à manger que cadeaux, car sinon les gens se vexeraient. On devient gros et nos sacs aussi... Soit on revient au bercail, soit on dort chez le responsable quand les autorités le permettent, sinon à l'hôtel; pour continuer sur un programme proche et profiter du déplacement pour rentabiliser le temps. Une fois rentrée, je dors! Et après je décharge les photos, pour me souvenir de qui elles sont... Et je commence les rapports.

 Pour chaque programme, nous devons faire:

  • Un rapport, c'est 10 pages environ pour ce qui concerne les papiers.
  • Une LAP lettre aux parrains sur le programme, les avancées économiques de la région...
  • Des LIP Lettres individuelles aux parrains lorsque nous avons visité la famille de leurs filleuls.

 Beaucoup de temps passé à taper à l'ordinateur les notes que je prends lors des visites.

 
cree un site internet sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus